mardi 16 mars 2010

HONTE M. AOUNIT !

Monsieur Aounit, encore une fois j’ai la preuve que vous n’êtes pas mort ; encore une fois vous vous ridiculisez, vous et votre secte, et comme le ridicule ne tue pas…
Mais quelle tristesse de voir un mouvement jadis respectable, dont tant de noms célèbres l’ont honoré, de tomber si bas, de plus en plus bas !
Equilibriste, vous êtes ! Clown triste, dans un cirque en perdition aussi. Mais d’arriver si pitoyable pour se servir du nom de ce grand barde qui fut Jean Ferrat pour vendre votre spectacle à trois sous, c’est plus que grotesque, c’est honteux !
Jean Ferrat, dont vous osez faire l’apologie dans votre feuille de choux et dont vous vous réclamer encore, lui aussi, comme tant d’autres grands hommes de culture a donné sa démission de votre organisation devenue une secte dérisoire et pathétique.
Avez-vous la mémoire si courte, bien sur que non ; mais que ne ferez-vous et vos sicaires pour vendre votre soupe rance et indigeste ?
Comment avez-vous l’outrecuidance de titrer « Jean Ferrat, un combat à poursuivre » vous qui défendez les idées les plus rétrogrades et liberticides, exactement les idées que Jean Ferrat a toujours combattu ?
Je vous rappelle, si c’était encore nécessaire, que Jean Ferrat vous a écrit :
...."La bombe en forme de turban, ce sont les islamistes radicaux qui l’ont posée sur la tête de Mahomet*". à propos de votre plainte contre les journalistes qui ont osé reproduire les caricatures et dont vos amis islamistes essaies de les faire taire, comme ils essaient d’assassiner tous ceux qui s‘opposent à leurs agissement.
Monsieur Aounit, vous dépasser les limites du supportable, j’ai honte pour vous !

Sorel ZISSU
Mars 2010

dimanche 14 mars 2010

Corruption et géopolitique

Je viens d’apprendre, suite à la crise économique et financière de la Grèce, que ce pays est le plus corrompu de l’ensemble des pays de l’Union Européenne. Après les vérifications d’usage (j’ai comme une méfiance naturelle envers les informations de certains médias, peut-être à tort, n’est-ce pas ?) sur le site de Transparency International, je trouve la confirmation : la Grèce est notée dans le classement « Corruption Perception 2009 » avec la note 3.8/10 ! Pas glorieux, il faut l’admettre. Je constate aussi qu’elle est ex aequo avec la Roumanie et la Bulgarie, chose qui ne m’étonne pas : ceux deux dernières furent acceptées dans l’Union en retard de deux ans par rapport aux dix autres pays de l’ex camp communiste, comme « pénitence » exactement pour cette raison. Et il paraît, d’après les experts de la Commission Européenne, que les choses sont loin de s’être améliorées sensiblement…
Grèce, Bulgarie et Roumanie à l’égalité dans ce palmarès pas très réjouissant…Comment se fait-il, il y aurait une explication ?
Euréka, j’ai trouvé : tous les trois sont les derniers pays des Balkans à être sortis de l’Empire ottoman !
Tout ceci me conforte dans une idée qui n’engage que ma modeste personne mais qui me suit depuis quelques bonnes années.
L’analyse est simple ; bien que la corruption caractérise de nombreux pays et contrées de cette planète, j’ai constaté que les pays qui ont appartenu à l’Empire ottoman sont toutes, sans aucune exception, dans la même déplorable situation par rapport à la corruption. Dans le même classement on trouve : Algérie 2.8/10, Libye 2.5/10, Liban 2.5/10, Egypte 2.8/10, Syrie 2.6/10 et j’en passe.
Rien d’étonnant, tous ceux qui connaissent un peu l’histoire, se rappellent que la Sublime Porte (comme était appelé à l’époque le pouvoir à Istanbul) était corrompu du haut de l’échelle jusqu’au plus bas. Un seul exemple édifiant : pour toute « attribution » du titre et des pouvoirs princiers dans une province, il fallait payer un tribut au Grand Vizir ou à d’autres hauts dignitaires ; le gagnant du titre était celui qui payait la plus forte somme, même s’il n’avait aucune contingence avec le pays ou le peuple respectif.
Je suis originaire de Roumanie, pays qui comporte 3 provinces ; deux appartenant pendant des siècles à l’Empire ottoman, la troisième, la Transylvanie, faisant partie de l’Empire Austro-Hongrois jusqu’en 1918 quand grâce au traité de Versailles elle a pu rejoindre la Roumanie.
Etant moi-même issu de la partie ottomane, j’ai découvert la Transylvanie dans les années ’50, à l’occasion de mes études universitaires. Quel surprise, à environs 30 ans après la réunification, une différence de taille : les villes et villages bien plus propres, plus fleuris, un comportement plus correct et courtois, la valeur de la parole donnée…J’étais ébahi.
Je ne me fais pas d’illusions, comme partout dans le monde, le nivellement par le bas a du faire ses effets, de nos jours ces différences doivent être sinon effacées, au moins fortement diminuées.
J’arrive à la conclusion que l’influence des mœurs de la Sublime Porte à pesée et pèse encore lourdement sur les pays et les peuples qui lui ont été soumis.
Bien sur, cette conclusion pourrait être contestée, par le fait que je compare des pays de différents continents, avec des religions et des coutumes éloignées les unes des autres et ayant vécus sous des régimes politiques éparses. J’accepte ces arguments et je réduis le cercle à des pays de la même région géographique (Europe Centrale) avec la même religion prédominante et ayant vécus sous les mêmes régimes politiques : Roumanie et Bulgarie d’une part, Hongrie et Rep. Tchèque d’autre part ; le classement est de 3.8/10 pour les deux premières, 5.1 et 4.9/10 pour les suivantes. Encore plus saisissant : après le démembrement de la Yougoslavie, un pays, la Slovénie (ex empire Austro-Hongrois) est créditée de 6.6/10 pendant que les autres sont entre 3 et 3.9/10 ! C.Q.F.D.

samedi 20 février 2010

LOUIS XVI et NICOLAS II

J’ai suivi récemment un film sur Marie Antoinette et le règne du dernier Bourbon avant la Révolution, occasion de saisir encore une fois la similitude étonnante, frappante, entre Louis 16-ème du nom et Nicolas II de Russie.
Je suis foncièrement républicain sans être pour autant anti-monarchiste et ma vision sur ces deux souverains est plus que mitigée ; ils me semblent plus comme deux paumés que des méchants loups et j’essaie de m’expliquer.
Tous les deux ont payé durement les exactions, la dureté quelquefois sanguinaire, l’oppression du peuple et la dictature féroce de la majorité de leurs prédécesseurs. Je pourrais même affirmer qu’ils ont payé injustement ces atrocités s’ils ne se rendaient coupables d’un aveuglement et d’une méconnaissance des réalités environnantes.
L’un comme l’autre n’étaient pas faits pour régner et n’étaient pas préparés pour le pouvoir suprême, ils ne le souhaitaient même pas.
Un autre rapprochement, ils ont régné dans des époques différentes (plus d’un siècle de distance les sépare) mais sous le signe d’une fin de cycle : fin de la monarchie absolue en France, fin du régime tsariste en Russie.
La situation socio-politique est aussi similaire : en France, les élites subissent l’ouverture des Lumières en même temps que des désastres économiques et la presque-faillite financière de l’Etat ; la Russie est sous la pression des élites intellectuelles, la misère des masses paysannes et le poids de la guerre ruine l’Etat.
Tous les deux ont en commun une faiblesse personnelle et sous l’influence d’un entourage qui les ont détournés d’une politique réaliste et en phase avec leur temps (à l’exception de Necker pour Louis XVI, mais trop bref et surtout trop tard)
Une autre ressemblance marquante, leurs épouses respectives étaient toutes les deux d’origine étrangère (ce qui focalisait la haine du peuple) et de plus, originaires de pays en conflit (avant ou pendant le règne) avec celui de leur époux. L’une comme l’autre, Marie Antoinette comme la tzarine Alexandra Féodorovna étaient de religion différente de la religion dominante dans leur nouveau pays, ce qui avait à l’époque avait une importance certaine. Les deux ont eu une participation active bien qu’involontaire au discrédit de leurs monarchies : Marie Antoinette par ses dépenses somptuaires, sa légèreté légendaire mêlée d’une sorte d’infantilisme, la tzarine cyclothymique, bigote et sous l’influence aveugle du charlatan Raspoutine.
La triste fin de ces deux monarques est aussi similaire, l’un sous le coup de la guillotine révolutionnaire, l’autre assassiné sauvagement par les hommes de main du nouveau pouvoir bolchevique. Tous les deux ont eu un comportement digne, à la hauteur de leur personnalité politique.
La suite des événements concernant les deux peuples est bien différente : la France, après une période trouble de la Terreur est devenue une République et une des premières démocraties européennes, la Russie est tombée de Charybde en Scylla, de la dictature tsariste en dictature communiste. Mais ceci ne peut que renforcer mon impression sur les coïncidences de ces deux fins de règne.

Sorel Zissu
Février 2010

samedi 16 janvier 2010

Tout va bien Mme la Marquise ! Et le PS aussi.

Les temps sont durs pour les humoristes ; ni Canteloup, Gerra ou Roumanoff, ni les chansonniers des Deux Anes ne peuvent plus rivaliser avec le PS, le seul grand amuseur de notre pays. Au chômage les autres !
Presque chaque semaine, nous avons le plaisir de rire aux larmes avec le lot de sketchs élaborés par nos humoristes (involontaires) du PS ; en parenthèse, je présente mes excuses à la mémoire de Jean Jaurès et Léon Blum ainsi qu’aux vrais socialistes d’antan, mais comme ils n’ont pas encore changé de nom…
Il y a quelque temps, la belle et toujours souriante Ségolène, plus royale que jamais, s’invitait à Dijon car elle se sentait « bien chez elle » là où précisément personne n’en voulait. Nous avons tous rigolé sauf Vincent Peillon son ex partisan et nouvel adversaire, camaraderie oblige. Un peu avant, la même Ségolène abreuvait des excuses ceux qui n’en demandaient pas !
Je reviens à Peillon qui a fait plus fort ; invité à une émission télévisé, il décide d’une manière préméditée de faire faux bond en dernière minute ; suite à quoi, il demande la démission d’Arlette Chabot, la responsable de la chaîne ; ce n’est pas de l’humour ?
Mais, le summum c’est la découverte de plusieurs responsables socialistes ; nous sommes en plein vichysme !
D’abord ils se sont mis à deux poux traiter leur ex-collègue à la direction de PS de…Laval et Déat et Marquet. Mais bien sur, c’est l’occasion de nous rappeler que le passage du socialisme au fascisme fut un sport pratiqué joyeusement à une époque et ce n’est pas uniquement ces trois personnes qui l’ont pratiqué ; sauf erreur, c’est la majorité des députés socialistes de l’Assemblée de l’époque qui votérent des pleins pouvoirs à Pétain ! Es-que MM Cambadelis et Huchon ont souhaité nous le faire rappeler et souligner cette tendance unilatérale ? (car je ne connais pas des fascistes qui se sont convertis aux socialisme.) Dans ce cas, c’est très bien, sinon c’est de l’humour (involontaire, bien sûr.)
Mais ce qui m’a fait le plus marrer c’est l’intervention de Roland Dumas, traitant la proposition d’une loi contre la burqua de vichyste. Ce fut une simple confusion : il se croyait toujours en compagnie de son patron et ami, le plus grand serviteur de Vichy qui a sévi longtemps dans l’après guerre ! Peut-être le reconnaîtrons-nous ?



Il faut pardonner à M. Dumas ; cette bourde est le résultat d’un vieillissement accéléré par des excès sexuels en compagnie d’une plus jeune et active péripatéticienne ; qui a monnayé ces « faveurs » en contrepartie des largesses payées avec l’argent du contribuable français via Elf. Eh bien ; ceci ne vous fait pas rire ?

Sorel Zissu
Janvier 2010

Article d'une journaliste saoudienne

Moi et mes quatre époux
vendredi 15 janvier 2010, par Nadine El Boudaïr
Donnez-moi la permission de me marier avec quatre hommes…voire cinq...ou neuf, si c’est possible. Permettez-moi de vous singer. Donnez-moi la chance de pouvoir les choisir à ma guise, selon mes obsessions, et les folies de mon imagination. J’aimerais les prendre de types et de formes différents. Je souhaiterais que l’un soit blond, un autre brun, de grande ou peut-être de petite taille. Je les choisirais de multiples pays, de religions, et de races. Et je vous garantirais que la paix et la bonne entente régnerait, la guerre civile masculine n’aurait pas lieu si l’unificateur était une femme.
Débrouillez-moi une loi positive ou bricolez-en une autre, divine. Rajoutez un nouvel article parmi votre liste habituelle de fatwas et de toquades dont vous vous accordez sans peine, et à l’unanimité. Comme je suis obligée de subir sans justifications le ‘mariage de plaisir’, de coutumes, de boy-friends, de vacances, de clandestinité, et tant d’autres genres de mariages, permettez-moi, à mon tour, d’épouser quatre mecs.
C’est ainsi que j’ai revendiqué un jour mon droit à la réciprocité : la polygamie islamique, mais à l’envers. Réprobation totale des femmes avant les hommes. Surtout les femmes mariées, et celles qui subissent, elles-mêmes, la polygamie ! Les religieux ont écrit une montagne d’articles et ont posé plein de questions sur la solidité de ma conception du mariage et la profondeur de ma foi. Des lecteurs se sont mobilisés aussi en m’écrivant des centaines de lettres dont les plus insolites sont celles qui venaient de ceux qui voulaient faire la queue parmi mes éventuels maris espérés !
Le fond du problème réside dans ma conception monogamique inébranlable de la relation. Je porte en moi une jalousie et un désir radical de provoquer l’homme musulman polygame. En essayant d’être, comme lui, entre les bras de quatre hommes.
Les hommes n’adorent-ils pas cela ? Ne l’espèrent-ils pas implicitement et explicitement ? Je me suis toujours interrogée sur ce monopole masculin.
Mais personne n’a pu me convaincre de la légitimité de cette exclusivité. Pourquoi suis-je privée de la pluralité de maris ? Ils m’ont toujours rabâché, vainement, le même raisonnement à deux sous ! Physiquement, vous ne pourriez pas assumer plusieurs hommes à la fois, me lancent-ils. Et l’épouse qui trompe ? Et la prostituée ? N’en font-elles pas autant ? Je pourrais bien, moi aussi, ai-je répondu ! La femme est dotée d’une quantité inestimable d’amour, c’est un péché de gaspiller tout cela. Elle a un cœur d’amour et c’est vraiment un gâchis qu’il soit réservé à un seul homme.
Si l’homme ne peut se suffire sexuellement d’une seule femme, de son côté la femme ne peut pas se satisfaire d’un seul amour. Quant à la filiation, l’ADN résoudrait le problème. Depuis quelques temps, je ne cogite plus sur la polygamie et comment guérir l’homme. Mais je réfléchis sérieusement sur la question du désir féminin multiple, resté toujours refoulé, depuis la disparition de la société matriarcale. L’apparition de la famille est le résultat de l’organisation de l’économie et le désir de bien déterminer l’héritage et le protéger. Pour cette raison, les humains ont inventé le mariage, ensuite les religions sont venues pour l’imposer comme institution qui garantirait la bonne marche de la procréation et pour éviter ‘l’anarchie des instincts’. […]
La protection des intérêts matériels de la société a toujours pris le dessus sur la passion amoureuse. Le sexe devient dans l’institution du mariage un devoir monotone. Un simple rite parmi les rites quotidiens du mariage. Un moyen de procréation, une démonstration de virilité. Au sein du mariage, le sexe est tout, sauf un plaisir physique et mental.
Les hommes se plaignent souvent ainsi : « je m’ennuie, elle est devenue comme ma sœur. Elle ne m’attire plus sexuellement. Comme avant, ma maison est comme une entreprise aujourd’hui. L’amour s’est éclipsé. »
L’ennui est-il l’avenir naturel de tout couple ? Les hommes ne trompent pas leur femmes parce qu’ils n’ont pas de morale, mais à cause de l’ennui, cette maladie que les traditions et les religieux essayent vainement de guérir.
Quant à la femme musulmane, elle ne trompe pas son mari, parce qu’elle ne s’ennuie pas. Mais au contraire, elle n’a jamais connu le plaisir depuis son mariage traditionnel orchestré. Elle ne peut le tromper, les traditions et les religieux lui ont imposé une résidence surveillée et le silence.
Les femmes mariées d’Orient sont-elles satisfaites sexuellement ?
Certainement pas. La femme a honte de parler de l’absence d’orgasme ou de sa disparition. Elle n’ose jamais avouer que son mari ne lui inspire aucun désir. Mais elle continue quand même à subir la chose. Parce qu’elle considère la satisfaction sexuelle de son mari comme un devoir religieux pouvant mener au paradis. Si elle refuse de le satisfaire, il la maudit ainsi que les anges. […]
Le mariage est-il une erreur ? L’officialisation de la relation en est-elle la raison ? Est-il raisonnable de transformer les sentiments censés être spirituels en documents papier ? L’intervention de la famille, de la religion, de l’administration c’est cela qui vide les sentiments de toute spiritualité.
La polygamie, répliquent beaucoup de musulmans, est l’antidote contre la monotonie, l’ennui. Une réponse favorable aux désirs légitimes des maris.
Mais pourquoi cette monopolisation de la polygamie ? Pourquoi cette discrimination envers les femmes ? Comment satisfaire les désirs féminins ?
Soit l’égalité pour nous tous, soit inventer une autre façon de vivre en couple, une nouvelle voie qui résoudrait la question de la monotonie dans le couple et l’installation du ‘déjà-vu’. En attendant, la question reste posée : comment faire si son corps me dégoute ? Si je sens qu’il est devenu comme mon frère ? Sans aucun intérêt érotique ?
NADINE EL-BOUDAÏR, Journaliste Saoudienne.
In El Hiwar El Moutamadine, le 17/12/2009
Traduction de l’Arabe par Hamid Zanaz

mercredi 23 décembre 2009

Besancenot, mon idole

Oui, je reconnais être un admirateur de M Besancenot ; sa bouille de gendre idéal, un garçon simple, populo, sa modeste situation de postier sur son vélo, sa faconde pour défendre la veuve et l’orphelin le rendent déjà fort sympathique.
Mais mon admiration va au-delà de ces éléments d’apparence qui sont superficielles.
J’ai dis gendre idéal ? Bien sur, car il a choisi d’abord comme compagne la fille de M Alain Krivine, fondateur et toujours le gourou de la LCR ; bien qu’ils ne soient plus ensemble, ce début de carrière marque une grande intelligence et surtout un savoir subtil dans l’utilisation des « leviers » d’ascension politique.
S’ensuit la prise en main de la même LCR, avec une habilité étonnante de la part du jeune ingénu qui s’efforce de paraître.
Homme du peuple, vivant de la pauvre paye de La Poste ? Voilà le secret du génie de la communication qui le définie. De faire oublier que le salaire de postier (pour lequel, en parenthèse, il n’effectue que quelques heures par mois, principalement pour les photos de presse) lui sert uniquement pour les cigarettes ; s’il fumait… Car, comme tout dirigeant de parti, ses besoins sont intégralement couverts par la Ligue !
Mais, pour un prolétaire proche du petit peuple, il fait plus fort…Sa compagne n’est que la Directrice de la célèbre maison d’édition Flammarion : Stéphanie Chevrier, une des meilleures payes de la profession (profession connue pour des bonnes rémunérations) et soumise à l’ISF ! Voilà ce qui est de nos jours le nid idéal d’un révolutionnaire…
Cerise sur le gâteau, de part ses fortes et nombreuses relations, Mme Chevrier lui assure une communication de grande valeur.
Pour le quidam qui trime pour un salaire de misère, M. Besancenot est le porte-parole IDEAL
Et la révolution dans tout cela ? Mais à quoi bon s’emm… avec ? Il ne veut ni de révolution (adieu la belle vie pépère) ni de prise de pouvoir, car ce serait un adieu à la dolce vita fellinienne à la sauce trotskiste.
Encore un petit coup de pédale et que ça continue, cher M Besancenot
Comment n’être pas remplie d’admiration ?
Sorel
Déc. 2009

lundi 14 décembre 2009

PRIS EN ETAU ENTRE L’OFFENSIVE ISLAMISTE ET CELLE POPULISTE

Nous assistons impuissants, depuis environs deux décennies à une offensive des radicaux islamistes qui appliquent une tactique de coups de butoirs incessants et progressifs contre les lois républicaines et principalement contre la laïcité. Il s’agit principalement du mouvement salafiste qui prône ouvertement le retour à l’application de la charia sur nos territoires et des Frères Musulmans (dont la branche française est le UIOF, membre du CFCM !) qui, d’une manière plus subtile suggère aussi la suprématie des lois coraniques par rapport aux lois civiles.
Les forces et les partis démocratiques, aussi bien que les institutions ont laissé faire pendant des années pour des raisons diverses :
- soit par une sorte d’angélisme béat,
- soit par des calculs électoralistes (de la part de certains politiques)
- soit par peur de ne pas être dans le politiquement correct
- et enfin par la volonté des trotskistes du NPA et leurs formations inféodées (contrairement à la Lutte Ouvrière, qui est restés fidèle aux principes laïcistes) afin d’utiliser les immigrés musulmans comme masse de manœuvre pour la conquête du pouvoir. (Ceci ne vous rappelle un autre parti, hors de France, qui a si bien manœuvré les masses de « lumpenprolétariat » pour arriver à ses fins ?)
Cette politique de l’autruche, voulu ou pas, a laissé le champ libre à l’apparition et ensuite le développement des formations et partis populistes qui prospèrent cette fois-ci pas uniquement sur la lutte contre l’intégrisme islamique mais par un visible amalgame visant l’ensemble des populations d’origine musulmane. J’utilise l’expression « populistes » car les chercheurs du CNRS et de l’IPRIS font une différence entre l’extrême droite et la droite populiste ; je vous laisse le soin de lire l’argumentaire de ces spécialistes et notamment Jean-Yves Camus, expert français sur les mouvements extrémistes.
A l’heure actuelle, ce phénomène à pris une ampleur inattendue dans les pays européens, dont la plupart sont des pays d’une très grande tradition démocratique et de tolérance en général, de tolérance religieuse en particulier. Pour cette raison, j’exclus de l’analyse les pays récemment sortis du glacis soviétique où les phénomènes et les réactions d’intolérance peuvent avoir une explication naturelle.
Toutes ces formations, en dehors des particularismes liés à leur implantation géopolitique ont en général un socle commun : une xénophobie orientée sur la mise à l’index des immigrés d’origine musulmane ; leur particularité est qu’elles ont abandonné le discours racialiste et antisémite de l’extrême droite, le rôle des juifs étant remplacé par les musulmans. Et il faut tristement reconnaître que le succès est au rendez-vous.
Dans la paisible Suisse, l’UDC de Christian Blocher, l’initiateur du tristement célèbre referendum contre les minarets est devenu après les dernières élections législatives le principal part de la Confédération : avec 29 % des voix, il devance fortement le deuxième, le Parti Socialiste, qui arrive péniblement au 19 %. L’UDC participe au gouvernement féderal avec deux ministres sur sept et par la rotation automatique, un Président futur de la Confédération Helvétique sera un UDC ! Si cela se limitait uniquement à la Suisse…
En Norvège, petit pays de 5.5 millions d’habitants, le Parti du Progrès de Mme Siv Jensen est devenu le deuxième parti avec 22 % des voix au Storting, la chambre parlementaire unique ; et ceci dans un pays prospère grâce à la rente pétrolière et avec un faible pourcentage d’immigrés.
En Belgique flamande Le Vlaams Belang (anciennement Vlaams Blok) du bouillant Filip Dewinter n’a pas réussi à prendre le pouvoir dans le Parlement flamand uniquement par la « cloisonnement » organisé par les autres partis de droite et de gauche. Il prône, outre le séparatisme flamand, une lutte contre l’immigration, basée sur le fait que « les étrangers d’origine islamique (sic) s’adaptent très difficilement…et certains ne s’adaptent pas du tout » (article 2.2.2 de leur programme)
Au Pays Bas, la situation est encore plus claire : Geert Wilders, le chef de Parti de la Liberté PVV auteur du célèbre film « Fitna » qui stigmatise l’Islam est le grand gagnant des récentes élections européennes et les sondages récents le présente comme le futur Premier ministre si les élections avaient lieu aujourd’hui. Cela se passe en Hollande, pays de la permissivité et du multiculturalisme. Il est vrai que l’ascension fulgurante de Geert Wilders a été largement favorisé par l’assassinat du cinéaste van Gogh ainsi que la situation les prises de position de l’ex députée Ali Ayan Hirsi, menacée de mort par les fous d’Allah.
Je cite encore le cas du Danemark, avec le Parti du peuple Danois dirigé par Mme Pia Kjersgaard, avec le même positionnement anti-immigré et anti musulman ; il est devenu le troisième parti avec 14 % des voix au parlement et même s’il ne participe pas directement à la coalition au pouvoir, il soutient le gouvernement. Mais ces élections ont eu lieu en 2007, avant l’affaire des caricatures et surtout avant l’arrestation d’auteurs d’un essai d’homicide à l’encontre du journaliste créateur des dites caricatures.
Enfin, je n’oublie pas de citer la Ligue du Nord en Italie dirigé par Umberto Bossi, parti de gouvernement fortement anti-immigré et fortement régionaliste.
Mais le phénomène ne se limite pas uniquement en Europe ; dans la Belle Province, notre cousin le Québec qui a été longtemps dominé par le bipartisme (Parti Libéral et Parti Québécois) a vu l’émergence d’une troisième force l’Action Démocratique du Québec. Aux élections de 2007, ce parti du jeune Mario Dumont, est passé de 5 à 41 sièges sur les 125 que comporte le Parlement, devenant la deuxième force politique de l’Etat.
J’ai intentionnellement omis les partis catalogués d’extrême droite par les politologues, comme le FPO de Jorg Haïder en Autriche, le British National Party en Grande Bretagne, le FN, et le NPD allemand.
Devant ces deux mouvements opposés mais, ô combien complémentaires, nous les démocrates, nous sommes pris dans un étau ; si les dirigeants politiques européens ne prennent la mesure de la gravité de la situation avec des mesures efficaces et urgentes, je crains un bis-repetita des années ’30, façonnés à la réalité présente.


Sorel Zissu
Décembre 2009