dimanche 23 février 2014

LE POIDS DES MOTS SANS LE CHOC DES PHOTOS

Nous entendons, nous lisons certaines expressions et mots avec une fréquence folle et sur tous les supports médias. Ceci m’interpelle, car je vois que la plupart des utilisateurs de ces mots ne se sont jamais posé la question de leur signification. Et plus ils les utilisent, moins ils se rendent compte qu’ils sont…à coté de la plaque. Les journalistes en première ligne et les perroquets qui les suivent derrière car…vu à la TV, consécration divine pour la vente de n’importe quoi. Et c’est comme ça qu’on intoxique le brave peuple.
Je commence avec le mot ISLAMOPHOBIE. Qu’est qu’on nous bat les oreilles et sur toutes les coutures avec l’accusation d’islamophobie…
Mais comment quelqu’un puisse être islamophobe ? La phobie est une peur irraisonnable, je dirais pathologique envers une situation ou  un environnement qui créent une angoisse profonde et un état de panique. En psychanalyse et psychiatrie le terme «désigne une crainte déraisonnable dont la personne reconnait le caractère injustifié et dont elle souffre ». Les gens qui en souffrent, reconnaissent eux-mêmes qu’il n’y a aucun élément logique pour expliquer ce phénomène. Quel est le danger d’une petite pièce pour un claustrophobe ?  Ou celui d’une baignoire remplie d’eau pour un aquaphobe ? Sans compter les aérophobes qui ont la hantise du vent ?
Par contre, la peur réelle, sensée et déterminée des gens par rapport à un islam radical (je n’entre pas dans les détails, ce serait trop long) peur logique et vérifiée dans la réalité quotidienne, n’a rien, mais absolument rien, avec une maladie ou une « crainte  déraisonnable». Donc elle ne peut pas être appelée ISLAMOPHOBIE mais simplement ANTIISLAMISME.
Un autre terme qui me fait sourire c’est le SIONISME. On l’entend à satiété sur tous les supports et à tous les sauces ; prochainement un mari cocu traitera son rival de sioniste, pourquoi pas ?
Or, que ça déplaise ou non à ceux qui se déclarent  sionistes  et à ceux, infiniment plus nombreux qui le combattent, d’après moi  le sionisme n’existe plus et depuis belle lurette. Car le sionisme, (je cite un bien connu dictionnaire) « est une idéologie politique, décrite comme nationaliste par les uns et comme émancipatrice par les autres, prônant l'existence d'un centre spirituel, territorial ou étatique peuplé par les Juifs en Terre d'Israël » Le premier congrès sioniste à Bâle, Suisse, en 1897 fut encore plus précis  : « Le sionisme cherche à établir un foyer légal pour le peuple juif en Palestine » Or, cet état – Israël – existe bel et bien depuis 1948 ; le but étant atteint, le mot ne signifie plus rien.
Quel serait le ou les mots de remplacement ?
Pour ceux se déclarant encore sionistes, ils seraient « pro-israéliens » Quant aux antisionistes il y a deux possibilités :
-        pour la minorité qui se limitent à une aversion pour cet Etat, deviendront « anti-israéliens » ou « post-sionistes » (ce dernier terme utilisée même par certains israéliens)
-        pour les autres, majoritaires, la seule solution est de le remplacer par le mot qui est présent dans leur têtes : « antijuif » ou « haine des juifs ». Manque de pot, ces termes sont contraires à la loi, d’où la persistance d’un terme obsolète. En tout cas, le mot « antisémitisme » doit être à mon avis totalement exclu du langage usuel, car nombres d’antijuifs sont sémites eux-mêmes.
La seule certitude suite à ce petit opus c’est que je me suis mis en « position délicate » c'est-à-dire que je me mets à dos une quantité de musulmans, de juifs des antijuifs, des arabes sémites et j’en passe. Sans compter Dieudonné et Soral qui vont m’envoyer leurs amis ayatollahs pour m’occire. Voir l’interview du premier à la TV iranienne :
video
Je me sauve, j'en ai peur...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire