vendredi 15 avril 2016

FRANCOIS HOLLANDE, 4 ANS APRES

Je n’ai pas regardé l’émission « Dialogues citoyens » du 14 avril sur France 2 ; je sentais qu’il n’y aura rien de sensationnel, même pas une once de révélation hors commun. J’ai préféré de regarder ultérieurement des séquences sur des sujets qui m’intéressent plus particulièrement.
Je suis dominé par deux sentiments : d’un coté j’ai un peu pitié pour lui, mais bien plus pour la France. Que dire de plus devant un homme, haut, trop haut perché sur son fauteuil de Président, qui est malmené par les journalistes, par ses adversaires politiques (jusqu’ici c’est normal) mais aussi par son propre électorat, certains de ses « amis » politiques (les frondeurs) et même par des ministres de son gouvernement ? Sans compter environs 80 % de la population, si on croit aux sondages ! Du jamais vu dans l’histoire de la V-e République. Et il pavoise une sérénité, un détachement comme si tout ce qu’il a fait ce fut une réussite… Ahurissant.
D’autre part, je reconnais que presque tout ce qui se passe actuellement était bien prévisible, n’en déplaise aux 51,5 % de Français qui ont voté en sa faveur en 2012. Même un simple citoyen comme le signataire de ce billet, sans aucune qualification particulière dans le domaine sociopolitique pouvait entrevoir en 2012 l’annonce du désastre. Et honnêtement, j’aurais préféré que je me sois trompé. Je l’ai écrit au mois d’avril 2012, avant sa victoire au 2-e tour :
Que dire de plus aujourd’hui ? C’est qu’il espère, par des tours de passe-passe, en habile et sournois manipulateur, de tirer des ficelles pour arriver au deuxième tour en 2017 et gagner devant Marine le Pen dont le programme économique et social de type mélenchoniste effraie beaucoup de citoyens avertis.
Et pour ceci, il peut compter sur des alliés de poids : les chefs de file des Républicains. Eux, sont bien capables de réitérer les exploits anciens, quand les guéguerres Chirac-Giscard ont amené à la plus grande catastrophe politique de l’après guerre, les 14 ans de pouvoir mitterrandien.

Et c’est la seule ficelle dont François Hollande pourrait tirer profit, car, s’il est loin d’avoir hérité de l’intelligence machiavélique de l’ex-président (soi-disant) socialiste, il a au moins appris de lui l’art de nager dans les marécages.     

lundi 11 avril 2016

Le Gouvernement, quel cirque !

De tous les temps, dans tous nos gouvernements, nous avons connu des personnages bizarres, à coté de la plaque ou carrément incompatibles avec la fonction. Mais jamais, à tout jamais autant d’incapables, de margoulins, tricheurs et guignols réunis dans celui qui nous dirige depuis presque 4 ans.
Des exemples à foison.
Un ministre de la Justice, Mme Taubira qui a fait plus pour encourager la délinquance que la Bande à Bonnot, le Gang des tractions avant,  Mesrine et Le Gang des Postiches réunis. Il a fallu du temps pour la « convaincre » de déguerpir…
Un Ministre sur un poste régalien, Jérôme Cahuzac (Budget), dont une tâche essentielle consistait à traquer la fraude fiscale. On découvre qu’il avait « mis de coté » une somme faramineuse à Singapour. Ce n’est pas le loup dans la bergerie, c’est carrément le loup qui gère la bergerie. Spécialiste en implants capillaires, il voulait plutôt tondre les moutons que nous sommes. Sans compter la très courageuse déclaration mensongère devant toute la représentation nationale…Il fallait le faire.
Un autre, plus modeste, Thomas Thévenoux, avec sa bonne bouille de petit garçon modèle, avait une « phobie administrative » (dixit l’intéressé) : ne pas payer ses impôts et même pas la crèche de se enfants. On se demande, devant autant de distraction, pourquoi n’a-t-il pas oublié de percevoir ses indemnités ?
Un éphémère ancien Premier Ministre viré pour incompétence est vite rappelé comme Ministre des Affaires Etrangères. Soyons honnêtes, pour le Quai d’Orsay et ses lumières la compétence est superflue et tout de même il ne pourrait en aucun cas être aussi nul que le nain Michel Jobert ou l’ignare Claude Cheysson. Et pas aussi dramatiquement nuisible que l’Iznogoud Roland Dumas.
Et enfin, l’ineffable Ségolène Royal. Nommée Ministre de l’Ecologie par son ex, probablement pour occulter la ruine de la région Poitou Charente qu’elle a dirigé. Manque de chance, son successeur et ami politique (Rousset) découvrant l’ampleur du désastre, a missionné un audit par la société Ernst & Young. Mme Royal réfute ces accusations sur le motif que la société en question a son siège social en Angleterre !?! Voilà que maintenant  elle se prend pour Napoléon, c’est le perfide Albion qui lui cherche des noises.
Quand je pense que 17 millions de Français ont mis son bulletin dans l’urne en 2007 pour la façonner en Président de la République, c’est à se dégoûter de la démocratie.

mercredi 6 avril 2016

FRANCE, ETAT POLICIER ! Dixit Me Serge Lewish

L’excellant news magazine « Valeurs Actuels » publie une tribune dans le n°4140 signé par Me Lewisch, avocat au barreau de Paris. Tribune ayant comme titre : « Vers un Etat policier ? »
C’est une philippique aussi violente que dérisoire contre le projet de loi de réforme pénale renforçant les mesures anti terroristes.
Heureusement qu’il a mis le signe d’interrogation dans le titre, sinon, lisant un bon matin le contenu, je me serais cru dans un Etat totalitaire avec François Hollande = un mix entre Pinochet et Staline et Manuel Valls un parfait alter ego de Himmler.
Les mesures qui effarouchent notre brave « défenseur des libertés » sont la rétention d’une personne pendant maximum 4 heures, les perquisitions de nuit et l’interception des communications mesures strictement destinés aux personnes soupçonnées d’activités terroristes. Je conclue que le sieur Lewisch considère que la législation et les mesures existantes sont suffisantes. Qu’elles n’ont pas pu éviter tous les sinistres attentats, les centaines de morts et des blessés, sans compter la douleur des familles endeuillées, ce n’est pas le problème de notre avocat. Il souhaite simplement de traiter un terroriste à l’égal d’un voleur d’hypermarché !
En réalité, ce qui l’intéresse c’est son business ! En défendant des horribles criminels de masse et utilisant les ficelles des « vices de procédure » qu’il puisse les blanchir définitivement pour sa gloire personnelle et l’aura gagné dans le monde interlope qui lui amènera plus de clients, des clients riches qui lui payerons de gros honoraires, bien sur.  Voilà la finalité de sa croisade contre le soi-disant Etat policier français.
Permettez Maître, à un vieil homme qui a connu successivement la vie dans un Etat de type mussolinien suivi d’un régime stalinien de vous dire que vous ne savez rien de ce qu’est le manque de libertés, vous ne savez absolument rien d’un totalitarisme dont vous gorgez vos discours creux.

mercredi 2 mars 2016

L’HERITAGE CALAMITEUX DE MAI 68 ET LA REFORME DU CODE DU TRAVAIL

Le mouvement de mai 1968 présente par certains de ses aspects une connotation positive dans la mémoire collective : un mouvement spontané, jeune, généreux et progressiste. Ce n’est pas totalement faux.
Mais derrière cette apparence agréable se dessine une idéologie qui peu à peu a phagocyté une très grande partie de l’establishment politique, culturel, philosophique et même une partie de celui économique du pays.
Mâtiné de la lourde empreinte marxiste qui dominait et continue à influencer le prêt à penser politique et sociologique français, l’idéologie de mai 1968 s’est incrusté dans l’inconscient des générations de citoyens par le triptyque : moins de travail, moins d’efforts, moins de responsabilité. Auquel s’ajoutent le consumérisme et  la course effrénée aux loisirs. Voilà la nouvelle religion qui a supplanté les anciennes, basées sur les préceptes moraux judéo-chrétiens, assez contraignants bien sur.
D’où, le souhait d’une grande partie des jeunes issus des générations post-soixante-huitardes de gagner de l’argent vite et avec un minimum d’effort, de s’endetter pour acquérir des biens (souvent superflues) tout en évitant de s’investir dans des  carrières professionnelles  marqués par un certain risque et/ou un travail acharné. Parallèlement, l’appel lassant à l’Etat Providence –nouvelle Eglise aussi –qui devait et doit subvenir à la totalité de leurs exigences : garantie de l’emploi à vie, assurance santé pour tout et pour tous, allocation chômage la plus généreuse, assistant et défense des « droits acquis » même quand celles-ci ne correspondent plus à l’évolution de la société. Un seul exemple parmi les tonnes d’exemples ridicules : les cités minières, (du temps de l’existence de cette activité)  sont passées progressivement au chauffage au gaz ; les occupants continuaient à recevoir la subvention « charbon » pour le chauffage!
Les organisations les plus rétrogrades, conservatrices et sclérosées de l’éventail français défendent cet héritage calamiteux, en s’opposant à toute évolution des lois et règlements (de plus en plus nombreuses, lourdes et paralysantes) qui auraient permis une adaptation aux temps modernes et empêcher la sclérose des relations du monde économique.
Je dénonce ces organisations qui se sont unies pour créer plus de chômage, la délocalisation de milliers d’entreprises, la faillite d’autres, la fuite des meilleurs cerveaux vers d’autres  pays et finalement contribuent activement à la faillite matérielle et morale du pays :
-        Certains syndicats autant plus nocives que non  représentatives (principalement la CGT, SUD,  FO, SOLIDAIRES et UNEF) ; leurs adhérents ont voté avec les pieds, perdant toute confiance à ces destructeurs actifs de l’emploi.
-        Les partis et groupuscules d’une gauche radicale préoccupés par des intérêts mesquins sinon (pour certains) souhaitant l’éradication de l’Etat pour le remplacer par le modèle marxiste-léniniste de type cubain ou chaviste.  J’accuse le NPA, le PCF, le PDG (parti de gauche…) et la gauche du PS (les « frondeurs », sic)
-        Des associations de toute sorte,  allant de la défense des « droits » (sans des devoirs) des « droits d’hommisme » des sans papiers, des minorités et j’en passe. Elles sont aussi nombreuses que minuscules, mais toujours tonitruantes ; impassible de les citer, il faudrait une encyclopédie.
-        Des  « grands penseurs» qui ont marqués et sanctifiés les dogmes soixante-huitardes. Inévitables de les ignorer, tellement ont-ils trustés les médias en permanence. Je ne cite que les plus importants (j’ai exclue ceux qui ont « virés de bord » par l’apprentissages des réalités) : Michel Foucault,  Gilles Deleuze Félix Guattari, Pierre Bourdieu,  Jacques Rancière et un peu plus tard Jacques Derrida.
-        Enfin, la plupart de journalistes des médias, plus enclin à poursuivre dans le ressassement des idées flétries de mai 68 et du politiquement correct. Ici aussi, il serait plus facile de citer les si peu nombreuses exceptions.
Pour revenir à l’actualité, voilà qu’un texte de loi élaboré par un gouvernement de gauche (ce que la droite n’a jamais osé de faire) tendant à reformer modestement le lourd code du travail et à faciliter un peu une certaine résorption du chômage. Quel tollé ! Tous les défenseurs du glacis idéologique français ont appelés à la rescousse  des pétitionnaires (nombreux) les organisations énumérées ci dessus, les étudiants et écoliers (prochainement les crèches, pourquoi pas ?).
Que rien ne change, même d’un iota ! Que nous poursuivons dans la même voie que celle tracée depuis une quarantaine d’année, la glorieuse voie qui a donné les résultats aussi brillants que celles que nous vivons aujourd’hui !
Vive mai 68 et ses thuriféraires, vive l’exception française illuminée par le phare marxiste !
 

dimanche 28 février 2016

TROTSKISME ET ISLAMISME, LECONS D’HISTOIRE

J’adore l’histoire, d’abord pour elle-même, mais plus important encore parce que l’histoire nous apprend beaucoup de choses  sur  la vie contemporaine et elle nous donne souvent des clés pour connaître l’évolution future des sociétés, des civilisations.
Cette fois, je souhaite analyser dans une perspective historique la stratégie de l’extrême gauche française et son alliance apparemment contre nature avec l’islamisme.
L’extrême gauche actuelle est globalement de typologie trotskiste. Le Parti Communiste Français, moribond, n’est plus dans cette mouvance, les quelques inconnus et blafards caciques de ce micro parti se contentent (en dehors d’une phraséologie qui se veut « révolutionnaire ») de marchander des strapontins électoraux auprès  les socialistes, pour avoir encore quelques os à se mettre sous la dent et payer le peu des militants encore présents.
Je ne considère Jean-Luc Mélenchon  (actuellement en bisbille avec son éphémère allié le PCF) d’extrême gauche non plus ; Mélenchon est inclassable politiquement, il est simplement mélenchoniste, une sorte de Bayrou, les deux  aveuglés par leur propre rayonnement sidéral             (plutôt sidérant…)
Les trotskistes, très minoritaires et en plus divisés en plusieurs sectes, ne peuvent pas réussir à prendre le pouvoir ni par la voix électorale (la chute du principal parti de la mouvance, le NPA est patente et irrémédiable) ni par la voix  terroriste (les échecs des années 1970) Donc il s’inspirent des exemples de prises de pouvoir par des mouvement minoritaires au XX-e siècle, mouvements qui se sont alliés provisoirement avec d’autres forces pour les phagocyter et les anéantir ensuite.  Les exemples récente dans l’histoire sont deux :
1  La prise de pour des bolchévique dans la Russie de 1917.
 La Russie vit à cette époque une situation  de fin de règne ; le mécontentement de la grande majorité de la population et l’affaiblissement conjoncturel (la guerre, l’affaire Raspoutine) du pouvoir tsariste conduit à la révolution de février avec la destitution du tsar et la mise en place de plusieurs gouvernements provisoires successives. Les mouvements menant à la chute du tsar Nicolas II sont diverses :
-        -- les sociaux démocrates (POSDR) ,
-       --  le Parti constitutionnel démocratique (KD),
-       --  les  socialistes-révolutionnaires (SR), 
-        -- des socialistes,
-       --  les menchéviques
-        -- et les bolchéviques de Lénine et Trotski qui, malgré leur nom, étaient minoritaires mais bien structurés  et  dotés de militants  fortement radicalisés.
      Profitant de la situation précaire du pays et le manque d’une autorité politique forte, ces derniers ont mis en place (au début unis avec les mencheviques et les SR) des soviets d’ouvriers, de paysans, de soldats ou de marins qui géraient localement des entreprises, des établissements diverses et des comités de soldats dans l’ensemble du pays. Ensuite ils éliminèrent  pas à pas tous les autres forces ou partis et réalisèrnt un putsch audacieux, appelé « la révolution d’octobre » prenant par la force le pouvoir. Il a suivi la guerre contre les armées blanche et la mise en place de la dictature rouge pendant plus de 70 ans avec les conséquences connues.
      Détail intéressant, avec l’ouverture des dossiers secrets du KGB, nous avons appris que Lénine et les bolcheviques ont obtenus tous les aides financières et logistiques de l’armée allemande contre la promesse de l’arrêt de la guerre sur le front Est. Lénine a tenu parole par la paix de Brest Litowsk.

2  La révolution iranienne de 1979

Une situation similaire ; le pouvoir de la monarchie Pahlavi est discrédité et contesté par des pans entier de la population en raison de la corruption endémique, la forte inégalité sociale, la répression exercée par la Savak (la police politique) et le puissant travail de sape organisé par des leaders religieux chiites, prônant un retour au rigorisme musulman en opposition aux « dérives à l’occidentale » de la société iranienne.
Les forces en opposition au shah sont constituées par des mouvements hétéroclites idéologiquement :
  • le Front National, comprenant des notables mossadeghistes (du nom de l’ancien premier ministre Mossadegh)  et d'intellectuels libéraux
  • l'extrême gauche urbaine (Organisation des moudjahiddines du peuple iranien)
  • le parti communiste iranien (Tudeh)
  • le  Mouvement pour la Liberté de l'Iran de Mehdi Bazargan
  • et bien sur la branche  intégriste du clergé shiite dirigé par l’Ayatollah Khomeiny bien implanté dans le milieu rural
Ces derniers constituent des groupes contribuant à créer une situation pré insurrectionnelle qui se renforce profitant d’un coté de l’abandon de l’appui des Etats Unis de Jimmy Carter (malgré des promesses antérieures) et de l’autre coté de la maladie du Shah et des dissensions dans l’appareil de l’Etat.
Le shah parti, le gouvernement de Bakhtiar est écrasé par les partisans de Khomeiny qui s’accaparent de tous les pouvoirs, éliminant peu à peu toutes les forces qui ont contribués à la chute de la monarchie. L’instauration de la dictature théocratique est en place et pour longtemps.
3 Conclusions
Quelle  stratégie observons-nous dans la mouvance trotskiste en France ?
Leur vieille tactique de l’entrisme est encore très forte et avec un succès certain. Ils ont réussi le noyautage des structures très diverses :
-          --  des syndicats (principalement FO, SUD, l’UNEF-unité syndicale, Confédération Paysanne)
-         -- des associations et organisations soit radicalement trotskistes (A. C., CCFD, Droit Devant, DAL, La Libre Pensée, LDH) soit noyauté par eux ( GODF, FCPE, ATTAC )
-         --  dans les médias (Le Monde Diplomatique, Médiapart, l’OBS)   
Mais le problème fondamental qui les bloque c’est la perte totale de leur base ouvriériste. Alors il faut trouver une autre base sociale à endoctriner et ce fut le monde issu de l’immigration, particulièrement celle musulmane. Un de leurs théoriciens, le  terroriste Ilich Ramirez Sanchez, dit Carlos a écrit : “ L’Islam et le marxisme-léninisme sont les deux écoles dans lesquelles j’ai puisé le meilleur de mes analyses ”. Et : “ Cheik Oussama…est un internationaliste panislamiste ”.
Par conséquent, ils ont trouvé des points d’encrage fort dans :
-        - les mouvements et associations pro palestiniennes (ASFP, CAJPO, CBSP)
-         - les prédicateurs islamistes (Tarik Ramadan)
-        - les associations militantes  (CCIF, Ligue Islamique du Nord etc)
Cette alliance leur permettrait, pensaient-ils, d’arriver au pouvoir pour appliquer la doctrine bolchevique et se débarrasser de leurs encombrants alliés. Manque de pot, ils se voient déjà supplantés par ces derniers qui, d’une manière lente mais progressive et inéluctale remplacent les idéologues marxistes-léninistes par des hommes à eux. Dans quelques années, les vieux « trotskards » se verront éliminés et obligés de décamper avec armes et bagages.

Bon vent…

lundi 8 février 2016

UNE HONTE !

Samedi 6 février 2016, une manifestation contre les exactions des migrants à  Calais fut organisée par la branche française du mouvement PEGIDA. Manifestation qui avait comme porte drapeau le général  en retraite Christian Piquemal, ex-patron de la Légion étrangère.
Que la manifestation a été interdite, c’est une réalité. Mais elle était pacifique et sans débordements ni échauffures. Or l’arrestation et la comparution immédiate du général Piquemal sous l’accusation de   « participation à un attroupement qui ne s'est pas dissous après sommation » est une honte, une honte pour la nation entière.
Voir le général Piquemal, ancien légionnaire, qui s’est battu pour la France en Afrique et en Bosnie au prix de sa vie, arrêté comme un vulgaire malfrat, c’est une image insupportable pour tout citoyen attaché aux valeurs de son pays.
Et que dire du deux poids, deux mesures ?
Le même jour, à Rennes, pendant une manifestation contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, des militants d’extrême-gauche ont mis une fois de plus à sac le centre-ville de Rennes. Vitrines brisées, tags sur les murs et les boutiques, projectiles divers jetés sur les passants.
 Une semaine auparavant, des  dizaines de manifestations contre l’état d’urgence et la déchéance de nationalité ont fait irruption dans des villes françaises, avec la participation souvent violente de tous les groupuscules fascisantes d’extrême gauche. Pas d'interpellation !
Pendant la guerre de Gaza en 2014, plusieurs manifestation interdites ont eu lieu à Paris et dans d’autres villes avec des attaques violentes contre des établissements cultuels et des commerces, les casseurs ayant la possibilité de se donner à cœur joie.
Les exemples peuvent être multipliés à l’infini. Et pour toutes ces manifestations dégradantes  (au propres comme au figuré) les pouvoirs publique ferment les yeux  « pudiquement » laissant faire et laissant détruire des biens publics et privés !
L’effet désastreux de l’arrestation de général Piquemal aura des répercussions incalculables. La retenue de la majorité silencieuse a des limites et personne ne pourra prévoir les conséquences y découlant.
La seule chose qui m’interpelle, c’est le silence étonnant de l'Union nationale des parachutistes (UNP)  dont le général  fut le dirigeant jusqu'à 2014.


dimanche 7 février 2016

MANIPULATION A GROSSES FICELLES

Depuis la nuit des temps nous savons que certains gouvernants (particulièrement ceux en forte dégringolade) se servent des donnés statistiques réelles pour essayer de démontrer leur efficacité mise à mal par l’évidence de leurs politiques exécrables.
Un seul exemple récent qui souligne la malignité de ces pratiques, pratiques qui arrivent à séduire une partie de leur électorat.
Un ami m’envoie sur ma page de Facebook un tableau
 apparemment émané d’un organisme gouvernemental, montrant la forte réduction du déficit commercial de 20% entre 2015 et 2014. Ce n’est pas une  preuve irréfutable  de la réussite de l’action de notre gouvernement actuel pour tout citoyen n’ayant pas la curiosité ou le discernement d’analyser plus en détail ? Bien sur…
Cherchons la manipulation !
Sur les importations, si l’augmentation fut uniquement de +1,2 %, ce chiffre est dû exclusivement  à l’importante chute du prix des matières premières et particulièrement du pétrole et du gaz. La facture énergétique à chuté de 14,6 milliard d’euros, sans le moindre  interventionnisme de l’Etat. Au contraire, en raison de la stabilisation des prix bas du pétrole  en 2016, l’Etat a décidé d’augmenter les taxes sur l’essence et le gasoil (la TIPP) de quelques centimes, occasion de renflouer un peu ses caisses vides au détriment des consommateurs.
Regardons maintenant le succès évident des exportations, (+4,5 %. C’est une satisfaction pour moi comme pour tout autre citoyen, car ceci amène des création ou au moins le maintiens de nombreux emploi en France. Mais qui est le responsable de cette embélie ?
D’abord, et au dessus de tout, c’est la chute de la parité dollar/euro (10% en un an) ce qui dope évidemment l’exportation des produits vendus en dollars (aéronautiqueet a&rospatial, TGV,  cosmétique et même agroalimentaire)
Sans ces éléments exogènes, le déficit commercial de la France se serait enfoncé encore plus dans le rouge. Et, malgré tout, il se chiffre encore en 2015 à 45,7 milliards d’euros ! Pas de quoi pavoiser...