lundi 6 juillet 2015

LA GRECE, HELAS !

Je commence avec ce jeu de mots, car HELLAS est le nom attribué à la Grèce antique sous le premier règne de l’empereur Justinien II. Et qui est maintenant utilisé par des spécialistes et les grecs eux-mêmes avec ses dérivés : hellénisme, hellénistes, période hellénistique.
Mas hélas, la Grèce de la période moderne, n’est plus, loin de ça, la Grèce d’antan, la Grèce qui a  largement contribué à la science, à la culture et à la création de notre civilisation. Quelle décadence, triste décadence.
Je suis saisi, meurtri par le résultat du référendum de  dimanche 5 juillet 2015, proposé par les actuels dirigeants grecs. Manière de se disculper de leur aventurisme doublé d’un incroyable dilettantisme que le gouvernement Tsipras a mis en place comme ligne politique depuis son arrivé au pouvoir. Avec les conséquences connues qui ont accentués dramatiquement le sort du peuple grec.
Les raisons à l’origine du chaos actuel son bien connues : l’entrée de la Grèce dans la zone euro, basée sur des comptes grossièrement falsifiés. Mais la responsabilité des  dirigeants grecs de l’époque est à partager avec l’incompétence de la Commission  Européenne, de ceux qui ont actés cette entrée. Par ailleurs, toute la création de cette zone fut une erreur, car regrouper dans une monnaie commune des pays si disparates économiquement, fiscalement, du droit du travail comme des lois sociales est un contre sens, une aberration dont  nous tous payons et payerons les conséquences. Nous mais pas les responsables de cette faute grave, les bureaucrates de Bruxelles.
Revenons à la Grèce ; dans l’état où l’économie de ce pays se présente, le remboursement de l’énorme dette contractée (environs 320 Md d’euros) est une chimère, malgré les sacrifices imposés au gens. Aux gens du peuple, mais pas aux richissimes armateurs, non plus à la puissante et aussi très riche église orthodoxe. Encore un exemple de l’incurie des gouvernants grecs (de tous bords) sans compter les fraudes fiscales qui étaient devenus un sport national, tout aussi bien que la corruption endémique. Corruption qui émane de son histoire, l’appartenance de la Grèce à  l’Empire Ottoman qui a hissé la corruption à un dogme, a imprégnée tous les pays et les peuples du croissant ottoman, de l’Afrique du Nord, le Proche et Moyen Orient jusqu’aux Balkans. J’ai analysé ce phénomène quand la crise grecque s’est relevée pour la première fois, en 2010 :


Alors, comment ne pas être meurtri, quand une majorité de ce peuple se réjoui du résultat de ce référendum qui a une seule but : ne pas payer leur dette colossale (315 Md d’euro) et en plus obtenir d’autre « prêts » qui auront la même finalité. Et tout cela au nom de la fierté du peuple grec !!
C’est le tonneau des Danaïdes, pour utiliser un conte issu de cette merveilleuse mythologie gréco-romaine ! Que pensent les pays européens qui ont toujours menés une politique économique et budgétaire sérieuse ? Que pensent d’autres pays européens (Italie, Portugal et Espagne) qui, au prix d’une cure d’austérité drastique arrivent à s’en sortir. Et que pensent les citoyens européens condamnés à payer sans cesse pour remplir les caisses vides d’un Etat faillitaire et qui ne remboursera jamais les sommes versées ?
Lisez une analyse détaillée et sérieuse sur la situation catastrophique de la Grèce dépuis des dizaine d'anée ; article publié par le journal "les Echos" au mois de février 2015 :

http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-124498-grece-quatre-pistes-de-reformes-qualexis-tsipras-pourrait-proposer-1096223.php

Je suis interloqué, j’attends la suite de ce mauvais feuilleton qui a trop duré 

POUR CEUX QUI ME TRAITAIENT DE CASSANDRE. ET POUR LES AUTRES

Oui ! Les plus gentils me traitaient de Cassandre (surnom assez flatteur puisque d’autres, dans d’autres temps,  affublaient du même mot Mme Geneviève Tabouis, célèbre journaliste d’avant guère qui avertissait l’humanité sur le danger hitlérien ; avertissement sans trop de succès, par ailleurs.)
Certains me cataloguaient de « déclinologue », terme attribués aux personnes qui constatent et affirment que notre civilisation est en pleine décadence ; moi, plus radical,  je me considère plutôt « finaliste » car je trouve notre civilisation dans un stade de décomposition finale. Je l’affirme depuis une douzaine d’années et maintenant ce sont les évènements qui le soulignent d’une manière indubitable.


Enfin, je suppose que d’autres me traitent carrément d’extrémiste ou islamophobe ! Sur ce dernier terme, je l’ai déjà dis et je répète qu’il s’agit d’une utilisation imbécile d’un mot qui constitue un non sens. Si je combats l’islamisme (que ce soit à la sauce whahabite, salafiste, takfiriste, djihadiste et j’en passe) ce n’est aucunement une phobie, terme qui veut dire peur irraisonné, maladive. C’est tout simplement un refus, une lutte contre une idéologie monstrueuse et elle est ontegrée dans la totalité des gens sensés, y compris par beaucoup de personnes d’origine musulmane, beaucoup plus qu’on le croit. Mais l‘inculture est si bien enracinée dans l’esprit de certaines personnes prétendument évoluées intellectuellement comme des politiques, journalistes, sociologues et d’autres. Et ils continuent d’utiliser ce mot à tort et à travers.
Enfin, après l’énième attaque barbaresque de nature purement islamiste et perpétrée au nom d’un certain islam –celui du califat- je commence à entendre des phrases et des mots conformes à la triste réalité : « guerre de civilisation » (même si je préfère « la barbarie en gierre contre notre civilisation »), « la troisième guerre mondiale » et « la cinquième colonne sur notre territoire » ou « islamo-fascisme » (ici aussi je préfère nazi-islamisme » car le fascisme de type mussolinien est un jeu d’enfant par rapport aux manifestations d’une cruauté inhumaine de ces nouveaux monstres) Ceci ne peut que me réconforter, car les personnalités politiques, intellectielles et quelques peu, trop peu de journaliste qui les ont utilisé viennent de tous bords, ce qui me fait espérer des actions concrètes  et pas  uniquement des mots.
En même temps, je me sens  obligé de constater sans fausse modestie, que je peux prétendre le droit d’auteur, vu l’ancienneté, je dirais même la paternité de ces expressions.


Et, malgré tous ces éléments tangibles, d’un réalisme flagrant, d’une actualité sans conteste, ils se trouvent encore des imbéciles sinon des individus et groupuscules qui souhaitent ardemment la mort de notre civilisation, de notre mode de vie. Je ne parle pas des adeptes et/ou admirateurs de l’Etat islamique et consorts, non ! Je parle d’une part de ceux que j’appelais « les nouveaux fascistes » groupés (ironie de l’histoire…) à l’extrême gauche de notre échiquier politique ou des groupuscules d’extrême droite filo-islamistes. Et je n’hésite pas les citer : d’une part les NPA du richissime « postier » Besancenot, la majorité des caciques du Front de Gauche avec en tête le Pol Pot d’opérette Mélenchon, des derniers survivants d’un PCF en putréfaction et quelques Verts (mais pas murs) genre Mme Duflot. D’autre part les hystériques du CIVITAS qui essayent de démontrer « l’innocence » des islamistes et dénoncent l’Occident comme seul coupable du génocide des Chrétiens d’Orient ; suivis « in extenso »  par les fanas de la nébuleuse Soral-M’Bala. Pour voir jusqu’où peut mener l’ignominie de certains énergumènes.
A contrario, je ne peux pas omettre de citer une voix qui sans hésiter a toujours dénoncé l’hydre islamiste ; et je le fais avec plus de plaisir et reconnaissance, du fait de son appartenance politique qui est tout le contraire de la mienne: il s’agit de M. André Gerin, ancien maire et député communiste de Vénissieux. Il a eu la gentillesse de m’envoyer sa dernière tribune sous le titre :
« L'intégrisme islamique : une menace de l'intérieur »
Je sens un devoir de citer aussi une voix qui depuis longtemps n’hésite pas de dénoncer les déviances d’un certains islam ; il s’agit du député socialiste de l’Essonne qui, bien que pas très bien vu du coté de la rue de Solferino pour son franc parler, a élaboré un rapport demandé par le Premier Ministre sur la radicalisation des jeunes. Son contenu, malgré quelques incongruités, met en lumière la forte déconnexion d’une importante frange de la jeunesse musulmane (et la plupart des convertis)  par rapport à notre société, à ses valeurs et ses règles. Situation plus qu’inquiétante, d’autant plus que des mesures réelles, palpables et surtout efficaces ne sont pas trouvables ni dans son rapport, ni dans les préconisations des spécialistes et experts en la matière. Les responsables des organisations musulmanes de France eux-mêmes se déclarent aussi impuissants, aussi déconcertés et désorientés devant ce  phénomène.

Alors, que faire ? Et, ce n’est pas trop tard pour faire ?

vendredi 24 avril 2015

L’ISLAMISME FINIRA QUAND LE PROBLEME PALESTINIEN SERA REGLE

J’entends et je lis souvent que la résolution du conflit israélo-palestinien réglerait d’une manière définitive tous les problèmes lié à l’islam radical. Pour parler en langage vrais (pas de langue de bois) ceci se traduit par la disparition totale  de l’Etat d’Israël et l’établissement d’un Etat Arabe, sur l’ensemble du territoire de l’ancienne Palestine mandataire.
Euréka, voilà la solution de tous les problèmes, les nôtres comme ceux des autres pays ou nations où la menace djihadiste est présente, soit sur la presque totalité de la planète.  Qu’est qu’on attend pour être heureux, comme disait jadis notre grand barde Trenet.
Tout deviendra pacifique, l’humanité régnera partout, le souci du bien-être des citoyens sera le seul  but pour tous.
Nous pouvons déjà regarder de plus près quelques exemples qui, jusqu’à présent, procuraient des inquiétudes à tous les peuples et aux gouvernants des pays concernés et qui seront automatiquement résolus par la disparition d’Israël.
En Irak et Syrie, le calife Al-Baghdadi de l’Etat Islamique prononcera un discours historique, en demandant pardon pour quelques petits excès commis ici ou là, mais sans méchanceté), et qui étaient destinés uniquement pour alerter le monde du péril sioniste. Il demandera aux troupes fidèles de retourner chez eux et ceux qui sont disponibles, de travailler bénévolement à la reconstruction des bâtiments et des œuvres d’art détruits (par maladresse, bien sur) pendant la période précédente. Pour lui-même, il sollicitera  modestement la place de Secrétaire Général de l’ONU, un poste qui lui semble le plus adéquat en raison de sa haute prestance humaniste. En grand mécène, il mettra sa richesse à la disposition d’un fond de réinsérions des chrétiens et yazidis qui par mégarde se sont enfuis de ces régions.
Et dans ces deux pays, les sunnites et les chiites ferons une grande fête de réconciliation  bras dessus- bras dessous sous le regard attendri des ayatollahs iraniens (qui entre temps auront sans doute renoncé à la bombe nucléaire) En signe de reconnaissance, Bachar al Assad, construira un mausolée à la gloire des dirigeants du Daesh et d’Al Nosra.
Sur l’autre continent, l’Afrique, nous verrons les doux guerriers de Boko Haram libérant les centaines (ou milliers) des filles kidnappes et leur accordant le divorce (pour celles mariées de force) en plus des soins chirurgicaux pour retrouver leur virginité. Quant aux autres groupes spécialistes en farces et attrapes de genre tueries, rapts, massacres et autres joyeusetés, elles se transformeront dans des associations caritatives pour aider les populations en difficulté. La plus connu, l’Aqpa (Al-Qaïda en Péninsule Arabique) mettra tous ses moyens pour fertiliser le désert, pendant que son frère l’Aqmi (Al- Qaïda au Maghreb Islamique) concentrera ses forces pour le développement social et culturel de Mali et autres pays du Sahel.
Les Shebabs somaliens auront suffisamment  du boulot pour la reconstruction de leur pays, ne leur demandons pas plus.
N’oublions le sous continent indien, le conflit indo-pakistanais prendra fin, le Cashmere  deviendra le terrain de réconciliation confessionnelle entre les hindous et les musulmans sous l’égide bienveillante  du mouvement Tablighi Jamaat  qui adresse des messages de sympathie aux indiens dans ses 15000 madrasas (écoles coraniques) dont il dispose. Ils récolteront des dons en faveur des victimes des attentats de Bombay et New Delhi.
Même Jemaah Islamiyah dont le but est d’établir un État islamique englobant le sud de la Thaïlande, la Malaisie, Singapour, l’Indonésie, Brunei, et le sud des Philippines,  ferons leur mea culpa en demandant pardon pour le passé et se convertirons aux religions majoritaires dans ces pays, en signe de coexistence pacifique.
Et chez nous, dans notre bonne vieille Europe et particulièrement en France ? Ben, ce sera la Nirvana !
L’UOIF, la branche française des Frères Musulmans, appellerons leur fidèles pour aider les juifs pauvres (pardon j’ai oublié qu’il n’existe pas des juifs pauvres) et contribuer aux travaux d’embellissement des synagogues. Sous la houlette de MM. Omar Lasfar et Tarek Obrou, ils militeront pour l’interdiction du niquab partout et du voile à l’université, en promouvant une grande tolérance alimentaire, sous le slogan : tout est bon dans le cochon.

Ce n’est pas beau ce monde ?

dimanche 5 avril 2015

GUERRE DE CIVILISATIONS ? NON GUERRE ENTRE NOTRE CIVILISATION ET LA BARBARIE

En 1996, un (encore) obscure professeur de Harvard, Samuel Hutington, publiait un essai intitulé « Le Choc des civilisations » (en anglais « The Clash of Civilisations and Relaking of World Order) essai qui est devenu un must procurant des débats interminables et contradictoires. Très succinctement il évoquait le remplacement de l’opposition entre les deux blocs (communiste et occidental) par un monde de civilisations  totalement conflictuelles.
Cet essai traduit en français l’année suivantes fut – rien d’étonnant – mis à l’index sinon vitupéré, accusé de tous les maux et brulé virtuellement sur le bucher dressé par la grande majorité de notre intelligentsia (pas synonyme d’intelligence) journalistique et politique.
Les années ont passé et les horreurs et atrocités commises dans toute la planète, d’Algérie à New York, en passant par la Lybie, Soudan, Inde et Pakistan, l’Angleterre et l’Espagne et maintenant Irak, Syrie, Nigéria et Kenya constituent les malheureux exemples que nous sommes bel et bien dans un guerre entre notre civilisation et la barbarie que certains de nos leaders n’osent pas prononcer : la barbarie islamiste. Car elle n’a rien d’une civilisation ! L’économiste Frédéric Saint Clair dans le Figaro du 25/09/2014  définit bien l’essence du phénomène en parlant de l’Etat Islamique (mais extensible à l’ensemble des mouvements djihadistes) : « pour qu'il y ait choc des civilisations, il faudrait que l'Etat islamique incarne lui-même une civilisation, or il n'en est rien. Ni valeurs morales. Ni humanisme. Ni intelligence de l'esprit. Ni intelligence du cœur.»
Nous en sommes arrivé là, il s’agit bel et bien  d’une troisième guerre mondiale qui a commencé réellement et qui se propagé inexorablement sur l’ensemble de la planète :

http://zissus.blogspot.fr/2014/10/la-troisieme-guerre-mondiale-lhorizon.html

Ce qui est un peu rassurant, c’est que malgré le déni, sinon la totale cécité d’une grande partie de nos leaders politiques, la réalité flagrante oblige les langues se délier même parmi les personnalités de gauche munies de courage et liberté d’esprit (ce qui n’est généralement pas la marque de fabrique de cette partie de l’échiquier politique)
Je cite d’abord le visionnaire philosophe Michel Onfray, qui met en évidence avec clarté ce que beaucoup de gens avaient conscience mais pas le courage de l’exprimer publiquement, à  savoir : « Prétendre qu’il n’y a pas un choc des civilisations entre l’occident localisé et moribond et l’Islam déterritorialisé en pleine santé est une sottise. »


Ce qui est plus étonnant, c’est la position d’une personnalité dont la voix résonne au-delà de notre pays, au-delà de toute l’Europe ; il s’agit du pape François qui dans les cérémonies de Pâques a prononcé de paroles fortes et inhabituelles de la part d’un haut prélat de l’Eglise Catholique. Car d’habitude, les hiérarques catholiques faisaient aussi dans le politiquement correct, en évitant soigneusement de mettre le doigt sur ce qui fait  mal, de dire ouvertement les choses telles qu’elles sont.
Eh bien le pape François a totalement renversé la table, il a haussé le ton contre "le silence complice" et "l'indifférence" devant la "furie djihadiste qui frappe les chrétiens,» il a parlé des barbares, des bourreaux, d’une 3-e guerre mondiale et ce qui est plus étonnant en appelant à une intervention militaire afin de combattre la menace djihadiste. C’est une vrai révolution dans le discours, en opposition totale au dogme de « tendre l’autre joue » dicté dans l’Evangile de Mathieu. Mais finalement, vu les positions et les déclarations verbales du pape dans d’autres circonstances et sur d’autres sujets, ces paroles ne devaient pas m’étonner. Changement de style à cent pour cent au Vatican.
Avec beaucoup de lucidité, Alexis Brezet du Figaro dénonce aussi la couardise dont nous avons fait preuve :  «le devoir est de s'armer. Moralement, d'abord car comment défendre nos valeurs si nous ne sommes pas convaincus de leur prééminente dignité ? Politiquement et juridiquement, ensuite : trop longtemps, au nom d'un humanisme perverti, d'un antiracisme dévoyé, nous avons fait preuve de complaisance envers nos pires ennemis. »


J’ai un seul point de désaccord avec M. Brezet : il affirme que cette guerre doit être gagnée, tandis que personnellement je pense qu’elle est malheureusement déjà perdue et notre civilisation en phase de disparition  inéluctable.





lundi 9 mars 2015

ISLAM DOIT ETRE REFORME ! ISLAM NE POURRA PAS ETRE REFORME.

Bien sur, le titre de ce petit opus est paradoxal, antinomique, mais malheureusement d’un évidence et d’une actualité qui sont réelles.
La première partie est confirmé et soutenus par la prise de position des penseurs du monde entier, mais particulièrement des centaines, sinon de milliers  d’intellectuels, théologiens et personnalités du monde musulman.
Les événements récents, qui sont d’une gravité exceptionnelle,  ont vu l’essor d’une pensée réformiste dans la sphère arabo-musulmane d’une ampleur sans précédant. La liste et longue, impossible de citer tous les noms et les propositions  émises par ces personnalités sinon la lecture deviendra indigeste.
Je me contenterais de souligner d’abord la pensée de l’intellectuel égyptien Saiyed al-Qemny, chantre de la pensée "critique" et qui veut réhabiliter (comme Abou Zeit ou Abdel Razeq avant lui) le courant de pensée hétérodoxe du mutazilisme, fondé sur le primat de la raison critique ; mais il faut savoir que ce mouvement de pensée fut interdit depuis le 10e siècle dans le monde sunnite !
Parmi les plus pertinents néo-mutazilistes de nos jours on peut citer  l’ex ministre tunisien Mohamed Charfi, les Frères franco-algériens Soheib et Ghaleb Bencheikh, l’écrivain de renom Boualem Sansal, le réformiste Abdennour Bitar, Abdellah Tourabi ( directeur de la revue marocaine TelQuel), Kamel Daoud qui ose ainsi affirmer qu’il faut « s’attaquer à la matrice » du fascisme islamiste et bien d’autres.
Mais, et c’est ici que la deuxième partie du titre de l’article surgit, est-il possible de réaliser cette réforme et de la faire accepter par l’Oumma entière ? La réponse est non et ceci pour plusieurs raisons, dont deux majeures.
Premièrement, dans le monde sunnite (qui englobe 90 % du monde musulman) il n’existe aucune hiérarchie théologique, aucune personnalité ou organisation qui peut avoir une autorité sur l’ensemble des fidèles. N’importe qui, possédant une certaine connaissance du Coran, des Hadîth et de la langue arabes peut se décréter imam et même, si doué de beaucoup de charisme, s’intituler « calife », « émir des croyants » ou autre titre prestigieux et agir en conséquence. (nous connaissons bien des exemples). Dans ces conditions, la réalisation d’une réforme de fond de l’islam (tel que fut le concile Vatican II pour les catholiques) devient une gageure.
Un deuxième obstacle de taille, c’est le caractère divin du Coran. Ce livre étant dicté directement par Allah au Prophète, il est impossible d’émettre aucune critique, aucune modification même mineure à son contenu. Et ceci, malgré le contenu souvent contradictoire entre des sourates, particulièrement entre celle d’origine mecquoise et les médinoises.
C’est le contraire pour autres  livres sacrés  (par exemple les Évangiles pour les chrétiens, la Thora pour les juifs, les textes sacrés bouddhistes Theravada) qui ont été écrits par des humains, bien plus tard que leurs inspirateurs « divins » donc facilement critiquables.
Il y a bien sur d’autre raison opposables à cette réforme, mais de moindre importance.
Alors, que faire ?


dimanche 8 mars 2015

LES CHRETIENS EN TERRE D'ISLAM

Je reviens sur ce sujet suite aux dernières interventions dans les pages « Débats » et « Opinions » du quotidien Le Figaro daté du 6 mars 2015.
Plein de choses justes, touchantes et enfin une parole libérée, surtout de la part d’Yvan Rioufol ce qui ne m’étonne guère : il n’a jamais caché sa liberté d’esprit, sa parole claire et courageuse et surtout son aversion pour la dictature du politiquement correct qui regne encore sur une grande partie de la classe politico-médiatique et intellectuelle française.
Si la pétition de Jacques Julliard en faveur des chrétiens d’Orient auquelle  Jean d’Ormesson apporte un soutien marqué par son talent et sa verve me font plaisir, je me permets, modestement,  faire une remarque, une seule ! En préambule, Jean d’Ormesson écrit : « Tout a commencé en Irak où la communauté chrétienne…a été soudain la proie de persécutions violentes » Malheureusement non, non, trois fois non cher M. d’Ormesson ! Ceci n’a pas commencé en Irak, récemment, et pas du tout d’une manière soudaine. Les massacres, prises d’otages,  conversions forcées et autres persécutions sont la suite sans discontinuité des mêmes horribles exactions, commises par le même genre de barbares depuis des siècles ! Je me permets de rappeler uniquement celle commises par les satrapes de l’Empire Ottoman et ceci depuis moins de deux siècles :
Et je cite un seul binôme chiffré : en 1900, il y a à peine 115 ans, 22% des citoyens Turcs étaient considérés comme chrétiens; maintenant ils ne représentent plus que 0,32% de la population.
Non, il est faux de soutenir que la volonté d’éradication des chrétiens d’Orient est récente.
Une deuxième intervention, celle de M. Salah Stétié, écrivain et ancien ambassadeur de Liban avec le titre évocateur : « J’ai honte » m’a touché. Il évoque, avec des paroles bien choisies, avec du cœur et une sincérité émouvante,  son souhait pour que les chrétiens de cette région du monde restent sur place, sur leur place depuis deux millénaires. Et il cite comme argumentaire des sourates du Coran en faveur des chrétiens. Mais M. Statié connait mieux que moi, que les sourates du Coran sont souvent antagonistes ; et que les premières, humanistes, correspondent à la période mecquoise et les autres sourates, violentes et guerrières sont de la période médinoise, postérieure à la première. Donc les sourates mecquoises sont abrogées par les médinoises pour une simple raison, la  chronologie : les dernières supplantent les premières.  Et celles-ci sont nombreuses :
Sourate V, 51   ; Sourate IV, 89 ; Sourate IX, 29 ; Sourate VIII, 39 ; Sourate XXXVII, 4 ; et d’autres.
Je ne me permets pas de les citer in extenso, tellement leur contenu est cruel et violent. Mais n’importe quel citoyen peut les lire facilement, les traductions sont nombreuses et d’un accès facile.
Ce qui explique d’une manière évidente et sans aucune autre interprétation, l’impossibilité de pratiquer en toute liberté le culte chrétien (comme tout autre culte) dans aucun pays dont la religion musulmane est une religion d’Etat basée sur le principe de la charia. Et c’est le cas de la grande majorité des pays musulmans.
Ma conclusion est malheureusement très pessimiste : l’éradication (c’est le mot juste) des chrétiens d’Orient est une œuvre  constante et sans aucune possibilité de marche arrière. Les exactions récentes, dont nous sommes témoins impuissants, exercés par des monstres barbares genre E. I., Boko Haram et autres –filiales d’Al Quaïda- ne sont que la suite logique, implacable de ce qui se passe depuis des siècles.
En plus de l’insupportable silence de nos dirigeants politiques et de la majorité de nos « élites »  (y compris les dirigeants catholiques !) devant le tragique sort des chrétiens en terre d’islam il y a un phénomène encore plus inquiétant. C’est l’importation sur nos sols européens des pratiques liés à la charia dans certaines zones et régions, en remplacement des lois et des règles nationaux.  Ce que je défini comme une politique d’entrisme islamiste au sein de nos sociétés démocratiques. Deviendrons-nous, dans le temps, des dhimmis dans certaines régions de nos propres pays ?


vendredi 27 février 2015

GEORGES MARCHAIS, REVIENS !

Ce matin j’écoutais Radio Classique ; une station riche en musique de qualité, parsemé des interviews  intéressants menées par des vrais professionnels (de plus en plus rare dans le journalisme)  des interventions de bon sens de Luc Ferry, des belles histoires de la grande musique joliment racontées par  Eve Ruggieri, sans oublier les dialogues avec les invités de soir d’Olivier Bellamy. Enfin, un poste que j’aime bien, c’est tout dire.
J’écoute les premières paroles de l’invité de Guillaume Durand et instantanément, sans même entrer dans le contenu de la conversation, je devine que c’est  un communiste qui parle !
Je ne sais pas comment, mais les pontifes de ce groupuscule ont le même timbre, la même façon de s’exprimer avec les mêmes phrases, idiomes et slogans répétitifs. Quelque chose entre la litanie d’un prêtre défroqué et d’un tenancier de maison close qui vous invite sournoisement à une « partie fine » Je suppose qu’ils ont des leçons-type à l’Ecole des Cadres du PC (si elle existe encore) et seulement ceux qui apprennent mieux la façon de parler ont droit à des postes. Vu que maintenant il y a plus de cadres que de militants de base, l’avenir est tout tracé : la benne à ordures pour le recyclage politique. Si ce  n’est déjà trop tard pour le recyclage
Mais revenons au sujet : pari gagné, c’était l’inconnu Secrétaire Général de nom  Jean  Laurent (je ne suis pas sur du prénom, mais c’est sans importance, je ne me fatigue pas de chercher sur Wikipédia). Plus terne, plus nul, plus gris que lui,  difficile de trouver. Vraiment les cocos ont un mal fou à recruter pour arriver à mettre ce pauvre mec à la tête du moribond PC. Ça sent le sapin…
Et voilà que soudainement je suis arrivé à regretter le feu Georges Marchais. Il avait de la gueule, le bonhomme ! Quelle faconde, quelle gouaille, inimitable, il nous faisait rire à gorge déployé. Souvenez vous, quand le sujet de l’interviewer était gênant  (et pour le PC, les sujets gênants sont des légions) il sortait la même phrase : « c’est une bonne question », occasion de changer complètement de  sujet. Et quand le journaliste devenait insistant, la réplique « taisez-vous Elkabbach !» qui est devenue célèbre. Oui, une autre époque.
Mais entre nous (c'est confidentiel) j’ai encore une raison, une raison majeure d’aimer follement George : quand je l’ai connu, dans les débuts des années ’70, le PC obtenais encore 22 % des voix ! En une décade, il a réussi de les réduire à 15 %. Comment de pas l’aimer ?